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Hospices de Beaune

Le millésime 2022 au Domaine des Hospices de Beaune

Compte-rendu du millésime 2022 aux Hospices de Beaune

Un millésime solaire et généreux en quantité, présentant déjà de très beaux vins grâce à des raisins parfaitement sains. Les vins blancs sont denses et équilibrés. Les vins rouges combinent une belle matière à des arômes très nobles. Une année prometteuse !
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Jean-David CAMUS (maison Albert Bichot ) et
Ludivine GRIVEAU (Domaine des Hospices de Beaune)

Comme chaque année, Ludivine Griveau a recçu Jean-David Camus de la maison Albert Bichot à la fin des vendanges pour une interview bilan de l’année viticole et du début des vinifications.

La régisseuse du Domaine des Hospices de Beaune revient en détail sur les faits marquants de ce millésime précoce mais qui a pris son temps tout de même. Si les épisodes de forte chaleur sont dans nos mémoires, la Bourgogne a bénéficié de pluies salvatrices fin Juin.

Un travail technique a préservé les acidités durant les vinifications. Les vins à ce jour offrent déjà de très beaux équlilbres et Ludivine est enthousiaste pour la suite avec une récolte au dessus de ses attentes initiales.

Interview n°1 – 16 Septembre 2022

Bonjour Ludivine, merci d’accueillir la maison Albert Bichot une nouvelle fois. Peux-tu s’il te plait nous faire un compte rendu du millésime 2022 aux Hospices de Beaune ?
On est sur un millésime solaire. Tout le monde sait qu’on a eu chaud et plutôt manqué d’eau. 
Si on reprend le calendrier, le millésime 2022 succède à un hiver plutôt doux et arrosé. 2022 commence donc avec un capital en eau « confortable ». 
D’où un débourrement précoce à la suite d’un hiver clément. Quelques frayeurs en avril avec des risques de gelées qui finalement nous épargnent. 
Ensuite un cycle plutôt régulier avec une floraison qui s’est enclenchée tôt. On est donc dès le début sur une configuration de millésime précoce et généreux. Ce sont les deux composantes qu’on a en tête quand on fait nos accolages, nos relevages : on a du raisin et la sortie de la fleur s’est faite tôt dans l'année. 
Après les choses se sont un peu décalées dans le temps. On a en tête et en mémoire les vagues de chaleur, le manque de pluie… la vigne a pris son temps. Le mot à la mode est résilience, mais ce n’est pas qu’à la mode : on voit bien que la vigne a enclenchée ce qu’elle devait faire à son propre rythme. Pas de situation de blocage mais une situation d’attente. Pas de signe de stress hydrique avant tout début septembre, et encore ! Donc finalement une récolte qui a mis un peu de temps à accéder à sa maturité, avec des dates de vendanges un peu plus tardives que prévu. La véraison qu’on attendait autour du 13 juillet a plutôt eu lieu autour du 30 juillet. On a donc eu plus qu’à patienter, l’état sanitaire étant très bon, la météo clémente. Vendanger fin Août ou début septembre ce n’est pas avec le même risque que fin septembre. Quand on a le temps, que le raisin est sain et que la météo est plutôt clémente, cela nous a poussé à attendre la toute fin du mois d’août pour vendanger.
 
Les derniers raisins arrivent aujourd’hui, mais si on revient en arrière et qu’on pense à cette chaleur très importante durant l'été, ce que l’on entend est que les fameuses pluies de fin juin ont été très salvatrices et ont permis de passer un été aussi chaud. Qu’en penses-tu ?
Tout à fait. Le fait marquant est que dans l’adversité nous avons eu la chance d’avoir à chaque fois la pluie au bon moment et dans les bonnes proportions (pas de trombes d’eau non plus à part un épisode au nord de la Côte de Nuits près de Gevrey), au moment opportun des phases de la vigne, quand elle en avait besoin. Il y a eu aussi un peu d’eau autour du 15 Août, mais qui a juste juste imbibé les premiers centimètres du sol. Ces pluies ont évité sans doute un phénomène de dessèchement et de défoliation des vignes, mais n’ont pas été jusqu’aux racines. C’est davantage les quelques épisodes de pluie durant les vendanges qui ont fait gonfler les grumes des dernières parcelles qui nous restaient à récolter. On a donc rempli nos cuves ! 
 
On part donc sur une récolte 2022 généreuse, au-dessus de la moyenne de ces 10 dernières années ? 
Oui ! Déjà, la récolte est au-dessus de ce qu’on escomptait : on s’attendait à avoir des petites grappes, des petites baies, pas très riches en jus, et c’est tout l’inverse ! Ne me demandez pas comment, cela reste imprévu. Et ensuite une récolte au-delà de la moyenne et au-delà de l’objectif de maîtrise de rendement que l’on se fixe chaque année. Nous sommes nombreux à dédoubler, à ébourgeonner, à vendanger en vert. En ayant quand même fait tout cela, la vigne nous a donné des rendements plutôt dans la moyenne haute : toutes les 45 cuves sont pleines ! C’est une très bonne nouvelle.
 
Une question un peu technique qui se pose dans des millésimes solaires, comme 2003 par exemple, c’est celle des acidités, des équilibres des raisins.
Je comprends cette question. On est dans une situation où, comme je l’ai dit précédemment, les choses se sont passées de façon très progressive à la vigne. Certes la chaleur a brûlé, a dégradé des acides, mais on s’est retrouvé au moment de la mise en cuve des raisins, sur les rouges comme sur les blancs au pressurage, avec des niveaux d’équilibre pas parfaits mais totalement satisfaisants pour envisager la fraîcheur, pour ne pas craindre, pour ne pas avoir à les corriger. 
Il faut bien comprendre que les deux acides principaux du vin sont l’acide malique et l’acide tartrique. L’acide malique se dégrade énormément avec la chaleur, alors que l’acide tartrique on en a encore pas mal. C’est lui qui va soutenir cette fraîcheur. Ce qui veut dire qu’après la fermentation malolactique (en cours d’élevage), comme l’acide malique aura disparu, c’est l’acide tartrique qui sera certainement le support de la fraîcheur des vins. 
Ensuite, charge à nous en tant qu’œnologue d’aller aussi chercher durant les vinifications cette fraîcheur que le millésime ne nous donne peut-être pas spontanément : pour les blancs au moment du pressurage à travers les lies, les bourbes et les cinétiques de fermentation ; et pour les rouges avec des extractions à froid notamment. C’est un travail technique également.
 
Très bonne transition ! parlons un peu de ce travail technique…j’ai l’impression que cette cuverie est comme une ruche bien organisée, avec un travail précis et méthodique. Comment approches-tu cette phase ?
Déjà il faut rappeler qu’on a pris le soin d’aller chercher nos parcelles quand elles étaient mûres. Chaque parcelle est vendangée séparément. Le parcellaire prévaut et aide à l’organisation. On est à l’écoute de chacune des cuves. Schématiquement on a d’abord été chercher les arômes et la couleur. Cela se passe à froid, dans les premiers jours, par une macération pré-fermentaire, qui peut durer 6 à 9 jours et il faut tout ce temps pour arriver à l’objectif de fraîcheur. Ensuite j’organise le travail sur chaque cuve pour aller extraire doucement les tannins, faire fermenter doucement, sans trop chauffer non plus pour conserver cette fraîcheur. On est dans cette petite ruche avec mes abeilles, très organisée, avec un planning journalier. Chaque cuve a son programme de travail à l’heure près, sur une journée de 14 à 15 heures, et les équipes se relaient. Ensuite on goûte les échantillons, on a parfois l’occasion de changer d’avis, on regoûte la cuve pour vérifier. Cela reste très intuitif, très sensoriel et très adaptable. 
 
Je te sens très enthousiaste ! Pour conclure, un très joli millésime, généreux, avec un travail technique sur la précision pour résoudre les challenges du millésime… de bon augure pour les enchères ?
De très bonne augure car on a le sentiment que les volumes et la qualité seront là. On aura la possibilité d’offrir au plus grand nombre notre production. Nos cuvées seront au rendez-vous ! On a encore du travail..

Merci beaucoup Ludivine et rendez-vous pour une prochaine dégustation où on parler encore plus des vinifications.

Galerie photo : vendanges et vinifications du millésime 2022 au Domaine des Hospices de Beaune

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Les vins d’un millésime sont vendus jusqu’en novembre du millésime suivant. Ainsi les vins primeur 2022 sont vendus jusque fin novembre 2023 et livrés à l’automne 2024.

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