VOUS AVEZ OUBLIÉ VOS IDENTIFIANTS ?

Ventes des Hospices de Nuits-Saint-Georges ou de Beaune, vieux millésimes ou vins rares...Ne manquez pas nos prochaines sélections!

Jean-Marc MORON, régisseur du Domaine des Hospices de Nuits-Saint-Georges

Le millésime est marqué par un épisode de gel de printemps le 27 Avril 2016, particulièrement sévère pour la végétation dans la partie Sud de Nuits-Saint-Georges. Le secteur Nord et Gevrey Chambertin ont été moins touchés. Ceci conduit à la vendanges à des rendements très hétérogènes : entre 7hl / ha aux Corvées Paget et 22hl / ha aux St Georges.

Le rendement moyen au Sud de Nuits est de 16 hl/ha. En remontant vers le Nord, 46 hl / ha sur le secteur Rue de Chaux, 36hl / ha aux Vignerondes. Même constat en appellation village, de 11 hl/ ha sur les Maladières – Les Brûlées au Sud, à 46 hl / ha pour les 2 parcelles Les Lavières – Les Bas de Combe au nord ainsi que pour la cuvée de Gevrey.

Les vendanges ont débuté le 28 Septembre 2016 et se sont terminées les 2 Octobre, sous un ciel clément.

Alain SERVEAU, directeur technique de la maison Albert Bichot

Malgré un début de cycle difficile avec le gel qui impacte la quantité de vendange, le reste du cycle végétatif s’est déroulé sans encombre, dans un scénario quasi idéal. Mai a été plus frais et humide que la normale mais à partir de mi Juin un très bel été s’annonce et se poursuit, chaud et ensoleillé. Les températures parfois élevées de Juillet et Août ont été « calmées » de temps en temps par de courts épisodes de pluie venus au bon moment pour empêcher tout stress hydrique. La fin de maturation a été idéale en Septembre, avec de belles journées ensoleillées suivies de nuits fraîches. Ce qui a permis au délicat Pinot Noir de maturer lentement et d’exprimer ainsi son style et les terroirs sur lesquels ils est planté. Les conditions sanitaire étaient plus qu’excellentes. Le seul regret est la maigre quantité disponible aux Hospices de Nuits cette année. Ce millésime a tout d’un grand dans sa profondeur et sa concentration.

C’est avec un grand plaisir que nous vous présentons notre sélection de 2 vins blancs et 3 vins rouges à acheter en primeur aux enchères des Hospices de Beaune, à partir d’une bouteille seulement! Le millésime 2016 est à la fois rare, intense et précis, comme le rappelle Ludivine Griveau dans cet article.

Pas de mauvaise surprise possible : nous avons fixé pour chaque vin en prix plafond lors de l’enchère. Si ce plafond est dépassé, nous n’achèterons pas. S’il baisse, nous répercutons cela sur le prix final. Vous connaissez donc en avance le prix maximum de chaque vin (précisé ci-dessous), mais ce prix peut baisser.

POUILLY FUISSÉ Cuvée Françoise Poisard (blanc)

Un très joli vin de plaisir, avec une belle rondeur et concentration, très équilibré. Notes d’agrumes et de fleurs. Belle vivacité en bouche. A apprécier jeune ou à garder 4/6 ans.
Prix maximum : 89,90 € TTC la bouteille (74,92 HT)

MEURSAULT GENEVRIÈRES 1ER CRU Cuvée Baudot (blanc)

Un très grand vin blanc de Bourgogne, d’une immense complexité, à la fois dense et extrêmement subtil. Notes de fruits blancs et jaunes, pointe de miel. A savourer jeune ou garder en cave 5/8 ans.
Prix maximum : 188,05 € TTC la bouteille (156,71 HT)

SAVIGNY LES BEAUNE 1er CRU, Cuvée Fouquerand (rouge) 

Un Savigny gourmand, croquant, sur des notes typiques de Pinot bourguignon (petits fruits rouges). Du charme et du plaisir en bouteille! A boire jeune ou garder en cave 4/6 ans.
Prix maximum : 78,60 € TTC la bouteille (65,50 HT)

BEAUNE 1ER CRU Cuvée Dames Hospitalières (rouge)

Une cuvée phare des Hospices, très réussie. Jolie fraîcheur, bouche dense et expressive, notes de fruits rouges et noirs typiques des meilleurs terroirs de Beaune. A boire jeune sur le fruit ou à garder quelques années.
Prix maximum : 96,85 € TTC la bouteille (80,71 HT)

CORTON GRAND CRU, Cuvée Docteur Peste (rouge) 

Un sublime grand cru : attaque minérale précise typique de Corton. Bouche bien structurée mais sans rugosité. Très intéressante complexité aromatique (fruits noirs, épices, tabac). Taillé pour la garde.
Prix maximum : 199,70 € TTC la bouteille (166,42 HT)

 

Ludivine Griveau Régisseur du Domaine des Hospices de BeauneLa Climatologie

L’hiver 2015-2016 en Bourgogne a été plutôt doux avec des températures majoritairement au-dessus des moyennes de saison. Les températures sont douces, à tel point qu’on a, ici ou là, des amandiers en fleurs fin février.
Le printemps est long à s’installer, malgré un début du mois de mars assez clément. Le manque de froid n’est pas en lien avec les pluies qui sont souvent intenses, fréquentes et de courte durée. La suite du printemps ne remontera pas la moyenne. Avril, est plus froid et moins ensoleillé… jusqu’au 27 avril : épisode de gelée sans précédent qui touche quasiment toute la Bourgogne.
A cette date, le paysage commençait tout juste à changer et certaines feuilles étaient déjà bien étalées. Les Saints de Glace sont alors attendus et redoutés.
Finalement, les températures remontent significativement courant mai et la pluviométrie avec : entre avril et fin juin, les excédents de pluie frôlent les 90% et les ensoleillements sont déficitaires sur tout le paysage bourguignon. Le Mâconnais subit la grêle à deux reprises. Chablis n’est pas épargné plus tard en saison.
A ce stade de l’année, le niveau d’avancée de 2016 se situe dans la moyenne plutôt « tardive » de ces 10 dernières années. La végétation a connu un développement totalement irrégulier durant les premières semaines de mai et juin : la pousse était très variable d’une vigne à l’autre selon l’intensité avec laquelle le gel avait frappé. Les quantités de fruits sont incertaines et la météo sur la fleur sera décisive. Il faut attendre juillet pour que l’été arrive et s’installe, sous un soleil radieux, les températures estivales seront supérieures à la moyenne de saison.
Et la vigne témoigne encore d’une résistance incroyable…Comme en 2015, durant les mois d’été, la pluie n’est pas tombée très souvent, et parfois même seulement quelques millimètres. La Bourgogne se réjouit ainsi de revivre un été chaud et ensoleillé car il faut admettre que le printemps assez « chaotique » a marqué les esprits.
Août a été dans la moyenne avec peu de précipitations et qui sont arrivées au bon moment pour les besoins de la vigne.

Septembre est dans la lignée de cet été chaud et voit lui aussi sa moyenne à 2°C au-delà des normales de saison.
Chaque millésime portant sa propre histoire, les décisions de dates de récolte s’annoncent difficiles et décisives : c’est hétérogène d’une vigne à l’autre, les habitudes sont bousculées quant aux ordres de récolte connus jusqu’alors, le Pinot Noir galope alors que le Chardonnay se dore lentement… Plus que jamais, les contrôles de maturité et la dégustation des baies sont indispensables. Nous avons fait le choix de les mener sur l’intégralité du domaine, 117 parcelles.

Tout début septembre, nous débutons nos contrôles de maturité, la récolte est saine, les Chardonnay semblent un peu en retard sur le Pinot Noir, ce qui mérite d’être souligné.
L’état sanitaire est vraiment superbe, la météo annoncée plus que clémente, nous avons le temps de récolter des raisins à parfaite maturité.
C’est le 19 septembre pour notre Pouilly Fuissé et le 20 septembre en Côte de Beaune, que nous avons récolté nos premiers raisins de Pinot Noir. Dans le même temps, les contrôles de maturité sur les Chardonnay continuent. Les tous premiers arriveront en cuverie le 26 septembre.

Tous les raisins, ont bien entendu été passés sur table de tri. Nous avons pu constater que la récolte était un peu plus abondante que prévu (sauf secteurs gelés). Autre fait marquant, ce que la dégustation des baies de Pinot Noir et des pellicules nous laissaient entrevoir s’est confirmé : les raisins sont extrêmement savoureux, les tanins des pellicules sont souples et agréables, la couleur semble bien s’extraire.

C’est donc avec un millésime bien « dans ses peaux » que nos vinifications ont débuté tambour battant !

Le cycle végétatif
Les premières pointes vertes s’observent dans la première décade d’avril.
Le gel du 27 avril ralentit, voire bloque, la pousse pendant parfois de nombreuses semaines.
La vigne doit se remettre tout doucement. Le temps fait son œuvre…
Mi-mai, la végétation reprend irrégulièrement son cycle végétatif. Ainsi, vers le 15 de belles feuilles étalées (ré) apparaissent.
La grande irrégularité des températures de mai et juin va engendrer une floraison irrégulière d’un secteur à l’autre, mais les plages de beau temps sont au bon moment pour que la fleur se passe en 8 à 10 jours.
Sur les secteurs gelés, nous sommes prudents sur les ébourgeonnages/dédoublages car déjà, la sortie de fruit en elle-même semble peu abondante. Les vignes non gelées en revanche révèlent une belle sortie de fruits donc elles sont conduites comme à notre habitude : avec dédoublage et ébourgeonnage préalables.
Il faut attendre mi-juillet pour la fermeture de la grappe. Comme l’an passé, les journées sont chaudes et sèches, il y a du vent, les décisions d’effeuillage sont donc prises avec parcimonie. On note en effet des zones de grillure sans même avoir ôté une feuille. Nous en connaitrons tout de même un peu mais bien moins que ce que nous aurions pu craindre. La vigne résiste de façon incroyable.

Au niveau de la pression des maladies cryptogamiques, c’est le mildiou qui a donné le plus de fil à retordre cette année, la pression est dite « historique ». La météo et les observations parcellaires nous guident dans les décisions des cadences de traitement. Les fortes pluies ne nous facilitent pas la tâche car il est parfois difficile de rentrer dans les parcelles. Les choses s’arrangent dès juillet, pari gagné, nous n’avons pas eu de mildiou sur grappes.
Le feuillage, bien sain, aura alors permis une photosynthèse intense et régulière aussi bien sur le Pinot Noir que sur le Chardonnay, permettant aux 2 cépages de gagner en maturité et en concentration de façon importante. Ainsi, le stade 100% véraison est atteint début septembre.
L’état du feuillage est excellent. Aucune parcelle n’a « décroché », et la fin de la maturation peut s’envisager sereinement.

Les blancs : A ce stade, nous avons des vins savoureux, aux arômes de fruits blancs ; ils fermentent encore aux grés des levures naturelles ; ils sont toniques et les acidités sont restées naturelles. Les terroirs semblent bien respectés.

Les rouges : Les robes sont plutôt profondes, et aux belles nuances pourpres. Le niveau d’acidité est satisfaisant et celui des tanins très soyeux avec beaucoup de rondeur ; ainsi, la macération a été conduite de façon à extraire en douceur les tanins tout en respectant la richesse du fruité. En ce début d’élevage, on retrouve beaucoup d’arômes intenses de fruits rouges frais (fraise, mûre, framboise) et des tanins présents que l’élevage en fût contribuera à rehausser

Vente aux enchères des Hospices de Beaune millésime 2015 : une année record155ème VENTE DES HOSPICES DE BEAUNE : L’ANNÉE DE TOUS LES RECORDS, SOUS LE SIGNE DE LA CHARITÉ
La 155ème vente des Hospices s’est terminée dimanche 17 novembre dans le contexte très particulier qui fait suite aux attentats de Paris du 13 Novembre. Une minute de silence a d’abord été observée en hommage aux victimes puis toute la salle a chanté l’hymne national. La vente a alors commencé de façon très active. Le rythme soutenu s’est poursuivi et c’est après la vente que le bilan a pu être fait, faisant de cette édition une vente des Hospices de tous les records : 
record absolu pour la pièce de charité adjugée 480 000 Euros à un acheteur français anonyme sous les acclamations de la foule. Un tiers de cette vente ira d’ailleurs à une association soutenant les victimes des attentats, comme l’ont souhaité les Hospices et le maire de Beaune. Claire Chazal et Christophe Lambert ont su trouver les mots justes pour établir ce record pour la pièce des présidents, un Corton Grand Cru Les Renardes.
record absolu également pour la vente, avec un montant total des enchères qui s’élève à plus de 11,3 millions d’euros (frais et pièce de charité inclus). Les vins blancs sont en hausse de +37.82% (comparé à 2014) et les rouges de +39.05% (comparé à 2014) , soit un prix moyen pour une pièce de 18.880 euros (+37.3% (13.750 euros en 2014)
– record enfin pour Albert Bichot, qui reste le premier acheteur pour la 16ème année consécutive avec 62 pièces acquises pour un montant total d’enchères d’un peu plus de 1,3 millions d’Euros.

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